Installer des panneaux solaires en 2026 : démarches, délais, documents… le mode d’emploi simple

Installer des panneaux solaires en 2026 : démarches, délais, documents… le mode d’emploi simple

Vous avez envie de passer au solaire en 2026, mais rien que le mot “démarches” vous donne un petit soupir ? Je vous comprends. Entre les papiers, les délais, les “il manque une pièce”, et les phrases floues du style “ça dépend”… on peut vite se décourager.

La bonne nouvelle, c’est que c’est beaucoup plus simple qu’on l’imagine. Et si vous voulez déjà vous faire une idée des aides possibles, vous pouvez jeter un œil à https://www.subvention-panneau-solaire.fr : ça aide à comprendre le paysage sans se noyer dans 15 onglets ouverts.

Dans cet article, je vous explique exactement comment ça se passe en 2026 : les étapes, les documents, les délais réalistes, et les petites erreurs bêtes à éviter (celles qui font perdre 3 semaines, oui oui). Allez, on déroule ça ensemble.

Étape 1 : définir votre projet (et éviter le “sur-dimensionnement”)

Avant de parler mairie, EDF ou installateur, on commence par la base : vous voulez quoi, exactement ?

Parce que “mettre des panneaux” ça peut vouloir dire plusieurs choses :

  • Autoconsommation : vous utilisez votre électricité solaire en direct (le plus courant).
  • Autoconsommation + revente du surplus : vous consommez ce que vous pouvez, et vous revendez le reste.
  • Revente totale : tout part sur le réseau (plus rare aujourd’hui chez les particuliers).

Perso, je trouve que l’autoconsommation avec revente du surplus est souvent le compromis le plus logique. Ça évite de “gaspiller” quand vous produisez trop en plein été, genre à 14h un mardi… quand la maison est vide.

Et surtout : ne vous faites pas avoir par le classique “on vous met le max de panneaux possible”. C’est tentant, ça fait rêver, mais si votre consommation ne suit pas, ça peut être moins rentable. Un peu comme acheter un frigo américain énorme quand vous vivez seul… c’est stylé, mais pas forcément malin.

À vérifier dès le début :

  • Votre consommation annuelle (en kWh) sur vos factures
  • Votre type de chauffage (élec ? gaz ? pompe à chaleur ?)
  • Vos habitudes (télétravail ? maison vide la journée ?)
  • Votre toiture : orientation, inclinaison, ombres (arbres, cheminée, immeuble)

Petit détail très concret : une ombre sur un panneau, ça peut plomber la production. Et oui, parfois c’est juste le grand sapin du voisin… celui qui “ne gêne pas” mais qui pile à 17h coupe tout.

Étape 2 : choisir un installateur sérieux (et éviter les galères)

Là, je vais être franc : le choix de l’installateur, c’est 50% du succès. Le reste, c’est de la paperasse et un peu de patience.

En 2026, il y aura toujours des boîtes très pros… et d’autres qui font un peu peur. Le genre “signature aujourd’hui sinon promo perdue”, vous voyez ? Ça, c’est non.

Les bons réflexes :

  • Demander plusieurs devis (au moins 2 ou 3)
  • Vérifier la qualification RGE (sinon, pour les aides, ça coince souvent)
  • Regarder les avis, mais avec bon sens (les faux avis existent)
  • Demander qui fait la pose : équipe interne ou sous-traitance
  • Exiger un devis clair : matériel, puissance, garanties, délais

Et posez des questions simples. Par exemple : “Si mon onduleur tombe en panne, vous intervenez en combien de temps ?” Rien que la réaction en dit long.

Étape 3 : déclaration en mairie (la partie que tout le monde redoute)

Alors oui, c’est la partie “administrative”. Mais en vrai, c’est souvent plus rapide qu’on le pense.

Dans la plupart des cas, pour une installation de panneaux sur toiture, vous devez faire une déclaration préalable de travaux (DP) en mairie.

Ce que la mairie regarde surtout :

  • L’aspect extérieur de la maison
  • La cohérence avec le quartier
  • Les règles locales (PLU)
  • Et si vous êtes en zone protégée (Bâtiments de France), là ça peut être plus long

Et oui, parfois, on vous demandera une intégration plus discrète. Ça peut surprendre. Mais bon… si vous êtes dans un village avec des toits en ardoise et une église classée à 200 mètres, ils ne vont pas laisser passer n’importe quoi.

Documents généralement demandés pour la DP :

  • Le formulaire de déclaration préalable (cerfa)
  • Un plan de situation du terrain
  • Un plan de masse
  • Des photos (toiture + environnement)
  • Un visuel du projet (souvent une simulation ou une insertion)

Si ça vous rassure : beaucoup d’installateurs vous aident à monter ce dossier. Et franchement, ça enlève une bonne épine du pied.

Délais mairie en 2026 : combien de temps prévoir ?

En général, une déclaration préalable, c’est environ 1 mois d’instruction. Parfois moins. Parfois un peu plus si la mairie demande une pièce complémentaire.

Si vous êtes en zone protégée, ça peut grimper à 2 mois (voire plus selon les cas). C’est là que certains projets prennent du retard, et les gens disent “le solaire c’est long”. En réalité, c’est surtout le contexte qui rallonge.

Mon conseil : ne planifiez pas la pose avant d’avoir l’accord. Même si vous êtes pressé. Même si l’installateur vous dit “ça passe toujours”. Parce que le jour où ça ne passe pas… c’est vous qui êtes coincé.

Étape 4 : demande de raccordement (si vous revendez tout ou partie)

Si vous partez sur une installation avec revente (surplus ou totale), il faut passer par une demande de raccordement.

Et là, je préfère vous prévenir : c’est souvent le point qui prend le plus de temps. Pas toujours, mais assez souvent pour que ça mérite d’anticiper.

Vous allez avoir besoin de :

  • Informations sur l’installation (puissance, type d’onduleur, schéma)
  • Coordonnées du logement
  • Parfois des documents techniques fournis par l’installateur

La bonne nouvelle, c’est que l’installateur s’en occupe généralement. Et heureusement, parce que sinon… c’est le genre de démarche qui donne envie de poser le téléphone et d’aller faire une sieste.

Étape 5 : le contrat de revente (si vous injectez sur le réseau)

Si vous revendez, même juste le surplus, il faut un cadre contractuel. En clair : on ne “donne” pas l’électricité au réseau comme ça au feeling.

On signe donc un contrat de vente du surplus ou de la production, selon votre configuration. Là encore, votre installateur est souvent en mode pilote automatique sur cette partie.

Petit truc à garder en tête : gardez une copie de tout. Devis, attestations, mails, documents signés. Je sais, ça fait “maniaque”, mais le jour où vous cherchez une référence 18 mois plus tard, vous serez content de l’avoir.

Étape 6 : la pose des panneaux (le moment satisfaisant)

La pose en elle-même, c’est souvent rapide. En maison individuelle, on parle généralement de 1 à 2 jours selon la complexité.

Et là, il y a un petit plaisir que je ne soupçonnais pas : voir les panneaux se poser sur le toit, entendre les pas des installateurs, et se dire “ok, là, c’est concret”. C’est un peu comme quand on voit enfin une cuisine se monter après des semaines d’attente.

Ce qui se passe pendant la pose :

  • Mise en sécurité du chantier
  • Fixation des rails
  • Pose des panneaux
  • Branchement de l’onduleur / micro-onduleurs
  • Raccordements électriques
  • Tests

Astuce toute bête : si vous pouvez être là, soyez là. Pas pour surveiller comme un chef de chantier stressé, mais pour poser vos questions et vérifier 2-3 détails (passage des câbles, emplacement de l’onduleur, etc.).

Étape 7 : mise en service et paperasse finale

Une fois posé, ce n’est pas forcément “fini fini”. Il reste souvent :

  • La mise en service officielle
  • Les derniers documents de conformité
  • La validation du raccordement si injection

Et après… ça y est. Vous produisez. Et ça, c’est quand même une sensation agréable : voir votre compteur ou votre appli afficher une production en temps réel. Un jour de soleil, ça grimpe vite. Ça fait presque sourire bêtement, je vous jure.

Quels documents prévoir pour installer des panneaux solaires en 2026 ?

Je vous fais une liste simple, parce que c’est exactement ce que les gens tapent sur Google : “documents panneaux solaires 2026”.

Documents côté client (vous) :

  • Dernières factures d’électricité (pour dimensionner)
  • Infos logement : adresse, référence cadastrale parfois
  • Photos du toit (si devis à distance au départ)
  • Accord de copropriété si vous êtes en immeuble (très important)

Documents côté administratif :

  • Déclaration préalable de travaux (DP)
  • Accord de la mairie (si nécessaire)
  • Dossier de raccordement si revente

Documents techniques (souvent gérés par l’installateur) :

  • Caractéristiques des panneaux
  • Caractéristiques de l’onduleur
  • Schémas électriques
  • Attestations liées à la conformité

Et oui, ça fait une pile. Mais dans les faits, vous n’avez pas tout à faire vous-même. Heureusement.

Les délais réalistes en 2026 (sans vendre du rêve)

On me demande souvent : “en combien de temps c’est installé ?”

La réponse honnête : entre 1 et 3 mois dans beaucoup de cas, mais ça peut aller plus vite ou plus lentement selon votre situation.

Une timeline typique :

  • Devis + visite technique : 1 à 3 semaines
  • Mairie (DP) : environ 1 mois
  • Pose : 1 à 2 jours
  • Raccordement / mise en service : variable selon les cas

Ce qui peut rallonger :

  • Zone protégée / ABF
  • Installateur débordé (printemps = rush, souvent)
  • Délai de matériel (ça arrive)
  • Raccordement plus complexe que prévu

Donc si vous voulez être tranquille pour l’été 2026, je dirais : ne traînez pas jusqu’en juin. Vraiment. Mars/avril, c’est déjà bien. Et si vous êtes du genre “je compare tout”, commencez encore plus tôt.

Les erreurs classiques (et franchement évitables)

Je vous liste les pièges les plus fréquents, ceux que je vois revenir encore et encore :

  • Signer trop vite sous pression commerciale
  • Oublier la mairie et se retrouver bloqué
  • Choisir une puissance au hasard sans regarder sa conso
  • Négliger l’ombre (arbres, cheminée, lucarne)
  • Ne pas vérifier le RGE quand on vise des aides
  • Mal comprendre “revente du surplus” (ce n’est pas automatique sans démarches)

Et le dernier, tout bête mais réel : ne pas demander où sera placé l’onduleur. Parce que si on vous le met dans un garage mal ventilé, en plein mur ouest qui chauffe… ce n’est pas toujours idéal. Un onduleur, ça aime vivre tranquille.

Et si vous êtes en copropriété ? (oui, c’est possible)

Alors là, on rentre dans un autre monde. Si vous êtes en immeuble, installer des panneaux solaires peut être faisable, mais c’est souvent :

  • Plus long
  • Plus administratif
  • Plus collectif (donc plus de discussions)

Il faut généralement passer par :

  • Le syndic
  • Un vote en assemblée générale
  • Une étude de faisabilité

Et oui, ça peut coincer sur un détail. Genre “certains copropriétaires trouvent que ça se voit trop”. Ça arrive. Mais si le projet est bien présenté, chiffré, et que ça fait baisser les charges communes… ça peut aussi passer crème.

Checklist rapide : votre installation solaire en 2026, sans stress

Si vous voulez une version “je coche et j’avance”, la voilà :

  • 1. Je regarde mes factures et ma conso annuelle
  • 2. Je choisis autoconsommation / revente surplus
  • 3. Je demande 2-3 devis clairs
  • 4. Je vérifie que l’installateur est RGE
  • 5. Je fais la déclaration préalable en mairie
  • 6. Je lance le raccordement si je revends
  • 7. Pose + tests
  • 8. Mise en service + suivi de production

Et surtout : prenez votre temps sur le choix du pro. Le reste suit.

Conclusion : en 2026, le solaire, c’est surtout une histoire d’organisation

Installer des panneaux solaires en 2026, ce n’est pas “compliqué” au sens technique du terme. C’est surtout une suite d’étapes à faire dans le bon ordre. Et une fois que c’est lancé… ça roule.

Vous hésitez encore ? Posez-vous une question simple : est-ce que vous préférez payer votre électricité plein pot pendant encore 10 ans… ou produire une partie chez vous ? Il n’y a pas de bonne réponse universelle, mais au moins, en connaissant les démarches, vous décidez en connaissance de cause.

Et si vous voulez faire ça proprement, sans stress inutile : un bon dimensionnement, un installateur carré, une mairie gérée à temps… et vous serez déjà dans le top 10% des projets qui se passent bien. Oui, vraiment.

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